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Africa Rice Center (AfricaRice)
 
Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice)
   


Le travail manuel est la pierre angulaire de la majeure partie de l’agriculture africaine mais revient souvent de façon disproportionnée aux femmes et aux enfants. Un partenariat entre l’AfricaRice, les SNRA et les organisations du secteur privé au
Sénégal est en train d’alléger le fardeau de la corvée et d’améliorer le rendement utilisable et commercialisable du riz. 

La récolte au hasard et le traitement rudimentaire post-récolte ont été identifiés au milieu des années 1990 comme des problèmes majeurs dans la vallée du fleuve Sénégal par des enquêtes de terrain qui ont attribué des pertes post-récolte des cultures allant jusqu’à 35 % à l’inefficacité du battage manuel. La mauvaise récolte signifie que tous les grains ou toute la paille potentiellement utile n’est pas récoltée. Ces pertes sont aggravées si le battage est inefficace pour séparer les grains ou s’il produit des grains endommagés et cassés sensibles à l’avarie du stockage et d’une faible valeur marchande.

Le battage manuel nécessite beaucoup de main-d’œuvre et d’effort pénibles et est effectué principalement par les rizicultrices. Des moissonneuses combinées, coûteuses et peu fiables n’ont pas apporté une réponse et la seule batteuse à petite échelle au Sénégal n’était pas très efficace puisqu’elle ne pouvait pas bien séparer les grains de la paille après le battage.

Le partenariat, d’abord entre l’AfricaRice et les chercheurs internationaux de l’IRRI aux Philippines, a identifié un prototype asiatique de batteuse-vanneuse de riz, et a ensuite embrassé les chercheurs nationaux de l’ISRA et du SAED, des artisans locaux et des utilisateurs finaux, pour développer une solution africaine technique qui soit abordable, construite localement et acceptable à tous au sein de la communauté des producteurs de riz, y compris les femmes.

Là où le battage manuel donne une tonne de paddy par jour, ASI – tient son nom de AfricaRice-SAED-ISRA – produit 6 tonnes de paddy. Avec un taux de séparation grains-paille de 99 %, aucune main-d’œuvre supplémentaire n’est requise pour le tamisage et le vannage. 

Un taux rentabilité interne (TRI) élevé et un indice de rentabilité ont rendu ASI extrêmement attrayante pour l’utilisation dans la vallée du fleuve Sénégal, avec un prix de revient moyen de 2,8 millions de FCFA – environ 5000 $US. Même à ce prix, qui est plusieurs fois le coût de machines asiatiques similaires non adaptées, et en ayant une vue pessimiste sur la performance saisonnière, ASI a un TRI de moins de 50 % dans l’analyse financière initiale.

Quand ASI travaille 90 jours, l’indice de rentabilité atteint 2,3, bien au-dessus des directives standards. La vie économique d’une ASI est supposée être cinq ans, avec un financement sur trois ans, et une valeur de récupération de 30 % du prix d’achat. Dans la pratique, la performance réelle de la vie de ASI assure le coût initial et les charges de la dette peuvent être facilement épongées plus tôt.

ASI a eu un grand impact dans la vallée du fleuve Sénégal depuis son homologation commerciale en 1997 (voir Tableau 1) et sa contribution a été reconnue en 2003 quand le Président du Sénégal a décerné à l’équipe ASI son prix spécial pour la recherche scientifique. Plus de 50 % du total du paddy produit au Sénégal est maintenant battu avec la batteuse-vanneuse ASI, et la proportion du grain battu par ASI est en augmentation dans d’autres pays où des partenariats similaires ont développé des machines pour répondre aux besoins et aux capacités locaux.

La demande globale en main-d’œuvre est plus faible avec ASI, éliminant l’une des tâches les plus pénibles pour les femmes et les enfants, et libérant la main-d’œuvre familiale pour d’autres activités. Pour l’investisseur, les bénéfices potentiels de ASI sont plus élevés qu’avec les alternatives dans des conditions similaires. Le travail plus rapide permet de réduire les retards des activités post-récolte qui peuvent affecter la qualité du grain. Une qualité de grain supérieure est un prérequis pour la compétitivité avec les importations qui coûtent aux pays africains beaucoup de devises précieuses.

ASI peut même traiter la paille humide et est aussi efficace que le riz ait été récolté manuellement ou à la machine. Les artisans locaux (AGRITECH, Momar Dieng) et une industrie moyenne de fabrication de machines agricoles (SISMAR) ont construit les prototypes ASI pour le test au champ avec des organisations locales de paysans en vue d’assurer l’acceptabilité lorsque les nouvelles machines sortiront finalement des ateliers.

Le Centre du riz pour l’Afrique, ISRA et SAED utilisent maintenant ce modèle de partenariat ASI dans une alliance pour un développement plus poussé des technologies de récolte du riz. Cette fois-ci, le partenariat se focalise sur l’adaptation d’une petite moissonneuse de l’IRRI. Des essais de terrain de la moissonneuse ont été effectués avec succès en 2005 au Sénégal et les premières versions de production sont prévues sortir à temps pour la récolte du riz l’année prochaine. Il est possible de transférer le moteur de 12 hp de ASI à la moissonneuse ISA pour diminuer les coûts et la machine pourrait être utilisée aussi pour faire tourner une décortiqueuse.

Tableau 1. Retombés de la batteuse-vanneuse ASI

Pays

Nom local

Partenaires

Machines en utilisation

Taux d’utilisation (%)

Sénégal

 ASI

AfricaRice, ISRA, SAED, SISMAR, AGRITECH, artisans locaux, groupes de producteurs

> 250

75

Mauritanie

SAC

 SONADER, CNRADA, EL MALLY, GIE

> 50

15

Mali

AC-IER

IER, Office du Niger, artisans locaux

> 100

10

Burkina Faso

ANADI

INERA, CGF, PAFR, groupes de producteurs, artisans locaux

10

10

Ghana

GHAVIWA-TC

  MADR, Banque mondiale, Projet KAPONG

11

NA

Côte d’Ivoire

ASI

ANADER, artisans locaux

7

NA

La récolte peut être un principal goulot d’étranglement pour les producteurs de riz irrigué parce que les rendements sont relativement élevés et ils s’appuient sur la main-d’œuvre extérieure. L’utilisation réussie des variétés améliorées signifie que les rendements ont augmenté d’environ 6 t/ha et aggravé un problème existant. L’ISRA, la SAED et l’AfricaRice ont encore coopéré dans le développement initial. Les paysans ont été aussi impliqués de sorte qu’ils puissent fournir une contribution si nécessaire.

Le rôle des partenaires impliqués à une échelle plus grande a été clairement défini. Par exemple, celui de l’artisan impliqué, et un institut polytechnique amené à bord pour faire la formation conjointement avec la SAED comme facilitateur pour les autres artisans et les mécaniciens qui vont en fin de compte mettre les machines dans la production. Tous les partenaires ont des représentants au sein d’une équipe de suivi du projet.

Les essais de récolte en 2005 ont été faits dans un champ où les parcelles ont été semées ayant en vue différentes dates de récolte. ISA va subir une évaluation extensive au champ.

L’une des caractéristiques clés recherchées chez ISA est la capacité de récolter efficacement les grains de riz mais aussi sans endommager la paille, qui est utile pour nourrir le bétail. En réalité la plupart de la paille n’est pas vendue localement mais envoyée à Dakar et dans d’autres zones urbaines, qui n’ont pas un accès facile aux aliments du bétail. Lorsque la valeur de la paille est incluse, le niveau de profit augmente de 15 à 25 %.

ISA est conçue pour être complémentaire à ASI. Puisque ISA peut récolter du grain qui n’est pas complètement sec, l’opportunité a été créée de faire une double récolte en utilisant la main-d’œuvre libérée par l’utilisation de la machine.

Africa Rice Center (AfricaRice)

 

     

AfricaRice est un Centre de recherche du CGIAR – un
partenariat mondial de la recherche agricole pour un
futur sans faim.

AfricaRice est aussi une association
intergouvernementale
composée de pays membres africains.

 

Siège d’AfricaRice
01 BP 4029, Abidjan 01, Côte d'Ivoire
T: +225 22 48 09 10; F: +225 22 44 26 29

Station de recherche à M'bé
01 B.P. 2551, Bouaké 01, Côte d'Ivoire
T: +225 22 48 09 20; F: +225 31 63 25 78
C: AfricaRice@cgiar.org

 

 

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