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Africa Rice Center (AfricaRice)
 
Africa Rice Center (AfricaRice)
   

Global Rice Science Partnership (GRiSP)


Dix conditions essentielles pour la réussite du GRiSP

par
Dr. Papa Abdoulaye Seck
Directeur général, Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice)

À AfricaRice, nous croyons vraiment au Partenariat mondial sur la science rizicole (GRiSP), qui impose un nouveau décor au niveau mondial, et nous sommes partie prenante de ce dispositif. Nous croyons au GRiSP parce qu’il faut absolument que nous acceptions tous qu’il y a nécessité, mais aussi urgence de faire de la recherche autrement, de faire plus et de faire mieux, compte tenu de l’aggravation de la pauvreté à travers le monde. Mais lorsque nous disons qu’il faut faire plus, faire autrement et faire mieux, nous entendons à travers cela le respect d’un certain nombre de piliers essentiels.

D’abord, il faut une volonté manifeste, des uns et des autres, pour que nous partagions les spécifications du programme entre ARI, NARI et d’autres centres du CG, mais que ce partage là puisse s’adosser à des organisations professionnelles et interprofessionnelles fortes en quête de compétitivité. En effet, nous ne sommes plus à l’ère où l’agriculture était considérée comme un secteur purement social, cette agriculture doit être considérée comme un secteur économique et subséquemment, elle doit être soumise à des obligations de résultats.

Faire de la recherche autrement, faire plus et mieux, c’est aussi cesser de penser que la recherche doit être le monopole des chercheurs, cette recherche, elle est tellement importante, tellement essentielle, qu’on ne saurait prendre le risque de la laisser entre les mains des seuls chercheurs.

Cela veut dire que notre ambition majeure doit être effectivement de tout mettre en œuvre dans le cadre de ce programme pour que nous puissions avoir des systèmes d’innovation impliquant l’ensemble des parties prenantes dans le processus de génération et de diffusion des innovations technologiques. Il faut que nous arrivions à domestiquer véritablement la science.

Le troisième élément qui nous parait important, c’est que nous avons un point de passage obligé, il faut en toutes circonstances que nous convoquions l’excellence scientifique, convoquer l’excellence scientifique signifie dans un contexte d’une recherche agricole finalisée, la nécessité véritablement de faire de l’impact notre raison d’être.

À AfricaRice, nous pensons que sans impact, il n y a pas de recherche durable, car pour nous, l’agriculture mondiale ou la riziculture en particulier ne peut se développer s’il n y a pas une mutualisation des intelligences. Cette mutualisation des intelligences permet d’exploiter les avantages comparatifs des uns et des autres, et d’avoir des masses critiques qui vont véritablement nous permettre d’aborder les problèmes essentiels de notre riziculture.

Alors, afin que le GRiSP puisse connaitre un succès retentissant au grand bonheur des riziculteurs, et de tous les consommateurs du continent africain, asiatique bref du monde entier, il est essentiel que les dix conditions suivantes soient effectivement réunies.

LA PREMIERE CONDITION du succès passera par le fait que nous devons comprendre qu’il y a nécessité d’exclusion de toute pensée hégémonique dans un tel programme, exclusion de toute pensée hégémonique parce que nous avons la conviction, ici à AfricaRice, que le monde ne peut se développer que dans la diversité, et avec la diversité, et ce ne peut être que la synthèse de ces différences qui nous permettra d’aller de l’avant.

LA DEUXIEME CONDITION implique que nous prenions absolument en compte les différences régionales. L'Afrique ce n'est pas l'Asie, l'Asie ce n'est pas l'Afrique, l'Amérique latine ce n'est pas l’Afrique, et l'Amérique latine ce n'est pas l'Asie. Nous ne devons pas être des tailleurs prêt à porter, nous devons plutôt être des tailleurs sur mesure. C'est le terrain d'intervention qui doit commander la méthode, et les préoccupations fondamentales du terrain doivent nous guider, même si nous sommes dans une dynamique d’exploitation de nos complémentarités.

LA TROISIEME CONDITION qui parait essentielle à AfricaRice, c’est qu’il nous faut respecter les identités institutionnelles. Au niveau du GRiSP, tous les drapeaux doivent flotter, et nous devons avoir l’intelligence d’avoir une harmonie des couleurs. Nous devons tous exister.

LA QUATRIEME CONDITION essentielle, c’est qu’il doit y avoir une équité dans la répartition des ressources en fonction des besoins qui s’expriment au niveau des continents, et qui doivent être l’architecte de la répartition de nos ressources.

LA CINQUIEME CONDITION fondamentale, plus les choses sont simples, mieux c’est, c.- à-d. que nous devons éviter toute bureaucratie qui serait de nature à augmenter les coûts de transaction, nous pensons que l’argent de la recherche doit aller à la recherche, mais pas à la bureaucratie.

LA SIXIEME CONDITION qui parait essentielle, c’est que nous devons respecter les décisions des organes de gouvernance, c’est important parce que sans respect des décisions des organes de gouvernance, il y aura, comme mentionné ci-dessus, une hégémonie du point de vue de la pensée, et cela ne va pas dans le sens du partenariat au sens où nous l’entendons.

LA SEPTIEME CONDITION, c’est qu’il faut un renforcement continu de tous les acteurs, particulièrement les acteurs africains pour que nous puissions effectivement renforcer la capacité opérationnelle de tous ceux qui interviennent au niveau des chaînes de valeur, car cela ne sert à rien d’avoir des résultats s’ils ne sont pas utiles et utilisables. Et pour qu’ils soient utiles et utilisables, il est fondamental que les agriculteurs, les transformateurs et autres, soient suffisamment outillés pour s’approprier et incorporer les innovations technologiques qui peuvent permettre effectivement de faire la différence.

LA HUITIEME CONDITION, il faut un dialogue avec les politiques, nous ne pouvons pas avoir d’impact significatif si nous n’avons pas un environnement économique incitatif et de qualité, et ce sont les décideurs politiques qui ont, entre autre, cette responsabilité. Nous devons donc trouver dans ce programme des canaux de communication avec les décideurs politiques et à cet égard, en ce qui concerne le continent africain, nous avons le Conseil des ministres qui est un cadre de dialogue. À chaque Conseil des ministres, grâce aux travaux de l’équipe des politiques d’AfricaRice, nous avons un dialogue direct avec 24 ministres pour présenter la physionomie actuelle de la riziculture, et proposer ce qu’il faut faire pour changer les choses , et formuler un certain nombre de recommandations concrètes et pragmatiques permettant d’optimiser la filière rizicole dans notre espace.

LA NEUVIEME CONDITION concerne le rôle des NARS dans ce programme qui se doit d’être fondamental. L'heure où on avait des NARS considérés comme des consommateurs d’idées est dépassée, ce qu’il nous faut aujourd’hui c’est des NARS qui sont, certes des consommateurs d’idées, mais aussi des producteurs d’idées. Et pour que ces NARS puissent avoir ce statut de consommateurs et de producteurs d’idées, il faut que dans le cadre de ce programme, ils aient les moyens d’exprimer effectivement leur génie créateur à l’instar de tous.

LA DIXIEME CONDITION porte sur la rupture avec les surévaluations où les chercheurs passent beaucoup plus de temps à préparer leurs dossiers d’évaluation qu’à faire de la recherche. Pour cela, il faut que des règles du jeu soient définies, qu’on se fasse tous confiance et qu’il y ait aussi des mécanismes pour que nous puissions voir véritablement si nous sommes dans la bonne direction.

Ces dix conditions ci-dessus peuvent se ramener à une phrase : « le partenariat ce n’est pas une superposition d’activités de recherche, le partenariat lorsqu’il est normé, inclut des activités de recherche intégrées qui sont pilotées par une volonté commune, de recherche commune, de solutions communes destinée aux riziculteurs du monde ».

Le GRiSP peut nous permettre véritablement de faire des avancées significatives, cependant le plus important, ce n’est pas la pertinence d’un programme qu’on propose, mais la volonté des hommes d’assumer ce programme et d’atteindre les objectifs fixés.

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    2011 GRiSP Annual Report
    GRiSP: Ten Essential Conditions for Success by Dr. Papa Abdoulaye Seck, Director General, AfricaRice
    Dix conditions essentielles pour la réussite du GRiSP Dr. Papa Abdoulaye Seck, Directeur général, AfricaRice
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    Rice experts in Africa adopt a new way of doing business for greater impact
    Les experts riz d’Afrique adoptent une nouvelle façon de faire les choses en vue d’un impact plus grand
    AfricaRice takes the lead in global research alliance to urgently address Africa’s rice challenges
    AfricaRice prend les devants de l’alliance de la recherche mondiale en vue de relever urgemment les défis de la riziculture en Afrique
    Africa’s rice stakeholders root for mechanization
    Les acteurs de la riziculture en Afrique encouragent la mécanisation
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    AfricaRice Director General Dr Papa Seck's closing speech at 2012 GRiSP-Africa Science Forum
    Closing remarks : 2012 AfricaRice Science Week and GRiSP-Africa Science Forum
    Overall impressions : 2012 AfricaRice Science Week and GRiSP-Africa Science Forum
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